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Comprendre le nomadisme médical

par HumanRessources
Comprendre le nomadisme médical

Le nomadisme médical consiste à consulter plusieurs praticiens pour un même problème de santé. On ne peut donc pas parler de nomadisme médical dans le cas où il y a une consultation parallèle en période d’absence de son médecin traitant ou encore si ce dernier prescrit une consultation auprès d’un spécialiste, ou bien si la consultation nécessite une intervention chirurgicale, entre autres, d’un praticien spécialisé.

Attention, le tourisme dentaire ne figure pas dans le cadre du nomadisme médical. Même s’il consiste à voyager à l’étranger pour des soins dentaires. Le tourisme dentaire est un choix du patient. Et souvent, ce dernier opte pour ce type de tourisme grâce à la qualité des soins, mais également au prix que proposent les pays hôtes.

Nomadisme médical, les causes

Plusieurs raisons peuvent pousser un patient à faire du nomadisme médical et ainsi de consulter plusieurs praticiens pour un même problème. Notamment le trouble psychique, par exemple l’hypocondrie. En effet, le patient se fait consulter par obsession et non pas par besoin. Et il n’est jamais satisfait, quel que soit le résultat des examens. Un nomadisme médical pourrait également résulter d’une méfiance envers son médecin. À cause d’un refus de prescription d’un examen ou d’un traitement considéré comme inutile. Un défaut d’information peut aussi amener un patient à consulter d’autres praticiens. Une autre raison du nomadisme médical : la quête d’une quantité importante de médicaments. En effet, le praticien ignore le fait que le patient a déjà consulté un autre médecin. Alors, le soi-disant patient aura l’occasion de se procurer de plusieurs médicaments, notamment des stupéfiants, et pourrait s’en servir à des fins commerciales. Enfin, le nomadisme médical pourrait survenir en cas de besoins de certificats nécessaires, par exemple, dans le cas d’un litige professionnel ou conjugal.

Les risques du nomadisme médical et les réactions à adopter

Contrairement à ce que certains pensent, le nomadisme médical ne permet pas de mieux se soigner. Au contraire, il ne fait qu’augmenter les risques de surdosage médicamenteux, de conduire à des effets iatrogènes graves, de s’exposer à de multiples examens, etc. Du moins, c’est ce que risque le patient.

Dans ces cas, comment réagir face à un patient « nomade » ? Quelle réaction adopter ?

Tout d’abord, afin d’éviter qu’un patient ne devienne « nomade », il est capital de rétablir la confiance qu’il y a entre lui et le praticien. Pour ce faire, il faudra que le médecin consacre le temps qu’il faut à son patient. Par ailleurs, il va falloir que le praticien délivre une information compréhensible sur la pathogène de son patient et sur sa prise en charge. En résume, le médecin doit être à la fois attentif et digne de confiance. Si la confiance entre les deux acteurs est complètement rompue, le médecin traitant peut effectivement mettre fin à la relation de soins. Parce qu’il n’est pas du tout obligé de poursuivre la prise en charge ou les soins en cas de rupture de la confiance. Or, ce n’est envisageable que s’il respecte les conditions évoquées dans l’article R.4127-47.

Le tourisme dentaire, voyager pour se faire soigner les dents

Le nomadisme médical trouve aussi ses racines dans une impossibilité de fiancer ses soins. Dans le cas du tourisme dentaire c’est le système de santé qui pose problème en ne répondant pas aux besoins de la population. Dans cet environnement certaines sociétés viennent investir ces nouveaux marchés. Dans le cas du tourisme dentaire des agences de tourisme dentaire comme Dentisis proposent aux patients d’organiser leurs soins dentaires dans des pays comme la Hongrie ou le Portugal. Même si ce phénomène reste marginal, de plus plus de patients dont les soins sont urgents ou importants décident de prendre l’avion pour en finir définitivement avec leurs problème bucco-dentaires.

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